Maraîchage solidaire : une saison de récoltes et de rencontres À la une Vie de l'asso Après une reprise de l’activité en avril 2026, le maraîchage solidaire, mené par Marilou, a connu une saison riche en défis, en récoltes et en belles rencontres. Une remise en culture ambitieuse Le redémarrage de l’activité a nécessité un important travail de remise en état des espaces de production. Plus de 600 m² de serre ont été remis en culture, tandis que les parcelles de plein champ ont été réorganisées pour accueillir les plantations de la saison. Sous serre, les tomates ont occupé une place centrale. Ce choix s’est révélé particulièrement fructueux puisque plus d’une tonne de tomates a été récoltée en seulement quatre mois, ce qui a permis d’approvisionner les Restos du Cœur tout au long de la saison. En plein champ, la saison a été plus complexe. Les conditions climatiques parfois difficiles et l’urgence de remettre les espaces en production ont compliqué l’installation de l’irrigation indispensable aux cultures. Malgré ces contraintes, plusieurs légumes ont pu être récoltés : environ 40 kg de courgettes, 47 kg de pommes de terre, ainsi que des blettes, du basilic, du persil et des salades. Une expérience riche d’enseignements qui permettra d’aborder la prochaine saison avec davantage d’anticipation et d’efficacité.Aujourd’hui, les cultures d’automne et d’hiver sont en place. Les prochains mois devraient permettre de récolter épinards, poireaux, salades, navets, radis noirs, oignons, choux et coriandre. Chaque lundi, les légumes récoltés sont livrés aux Restos du Cœur par Marilou, et Véronique, qui a récemment rejoint le Conseil d’administration et la commission Maraîchage solidaire et apporte désormais son soutien à la salariée chargée de l’activité, secondées par l’équipe des bénévoles qui participent à la collecte et à la distribution des légumes. Des bénévoles engagés et des groupes accueillis Depuis la création de l’activité, une dizaine de bénévoles s’investissent régulièrement dans les travaux de culture et d’entretien, aidé de façon ponctuelle par des personnes moins disponibles mais tout aussi motivées par ce projet solidaire.L’organisation repose aujourd’hui sur un groupe WhatsApp permettant de coordonner les chantiers de la semaine et les besoins en bénévolat. Une nouvelle organisation est actuellement en réflexion afin d’accompagner le développement de l’activité et l’accueil de nouveaux publics. Au cours des six derniers mois, plusieurs groupes ont découvert le jardin et participé aux travaux : Le Service d’Accueil de jour de la Vaunoise, avec quatre adultes en situation de handicap accompagnés d’une éducatrice ; Le cabinet éducatif Educabulle, avec deux enfants en situation de handicap ; Le CDAS de Combourg, avec six usagers et deux accompagnatrices ; L’association Breizh Insertion Sport, accompagnée d’un groupe de quinze enfants. Ces accueils illustrent pleinement la dimension sociale et inclusive du projet, qui fait du jardin un espace de partage, d’apprentissage et de découverte. La cuisine comme prolongement du jardin Deux ateliers de cuisine collective ont également été organisés autour de la transformation des tomates récoltées. Destinés aux bénéficiaires des Restos du Cœur, ces temps conviviaux comprenaient le transport des participants et la possibilité de repartir avec leurs propres conserves. Ces rencontres ont favorisé les échanges, la transmission de savoir-faire et les moments de convivialité. Même si la mobilisation des bénéficiaires reste parfois difficile, ces expériences confirment tout l’intérêt de développer ce type d’actions. Un réseau de partenaires précieux Le maraîchage solidaire ne pourrait fonctionner sans le soutien de nombreux partenaires et acteurs locaux. Notre principal fournisseur de plants est Alexis Lis, de Gourmand de Nature à Vignoc. Au-delà des commandes réalisées, il apporte régulièrement son soutien au projet grâce à des dons de plants. Nous remercions également : – Jardibio à Bonnemain, pour ses nombreux dons de plants ; – Christophe et la Ferme du Rocher, pour leur aide dans le travail du sol grâce à leur tracteur ; – L’Écurie de la Motte au Rocher, qui fournit régulièrement du foin et du fumier ; – Enora Astier, qui a offert de nombreux plants de tomates au printemps. Grâce à l’engagement des bénévoles, des partenaires et des acteurs du territoire, le maraîchage solidaire poursuit son développement. Au-delà de la production de légumes, il contribue chaque semaine à créer du lien social, à favoriser l’inclusion et à renforcer les solidarités locales.