Petits explorateurs en quête de biodiversité

14 enfants de 7 à 8 ans, présents ce week-end au Tiers-Lieu Les Serres dans le cadre d’un séjour Éclés, ont participé aux ateliers biodiversité animés par Karine, bénévole à BVBR et passionnée de nature.

Pour profiter pleinement de ce moment, les enfants ont été répartis en deux groupes. Le premier s’est lancé dans une chasse aux trésors spéciale « nature », à la recherche de végétaux et de petites bêtes. Chaque trouvaille était délicatement déposée dans un petit pot prévu pour l’occasion. L’émerveillement était de la partie : quel plaisir de soulever les bois morts ou les feuilles qui tapissent le sol pour découvrir la vie qui s’y cache. Après avoir exploré la prairie, les jeunes aventuriers se sont enfoncés dans le bois à la quête de nouvelles essences. Ils s’étonnaient de la diversité qui les entourait : feuilles d’arbres toutes différentes, insectes variés, lombrics… Il y en avait des choses à voir et à collecter !

De retour au Tiers-Lieu, place à l’observation et à l’identification. Chaque enfant a reçu un carnet de biodiversité pour y coller les végétaux récoltés, après les avoir reconnus grâce aux feuillets pédagogiques mis à disposition. Quant aux petites bêtes, elles ont pu regagner leur milieu naturel — mais seulement après être passées sous les loupes des p’tits curieux de nature.

Ces ateliers sont l’occasion de répondre à des pratiques pédagogiques largement partagée aujourd’hui dans la sphère éducative. Dans un contexte sociétal marqué par une prise de conscience de la rupture entre les humains et leur environnement dit « naturel », la « pédagogie par la nature » s’impose comme un retour au bon sens. Ce besoin est par ailleurs illustré par l’incitation récente du ministère de l’Éducation nationale à augmenter les sorties en nature, suite à l’épidémie de la Covid-19. Par ailleurs, le constat est flagrant, les enfants français passent dix fois moins de temps dehors qu’il y a trente ans et près de 40 % des enfants de 3 à 10 ans ne jouent jamais dehors en semaine, soulignait un collectif d’élus et de professionnels de l’éducation dans une tribune parue dans le journal « Le Monde » en mai 2025.

Ces appels de la sphère éducative et associative s’appuient également sur une série de recherches – tant en neurosciences éducatives qu’en psychologie cognitive, en passant par les sciences de l’environnement – prouvant les indéniables bénéfices du plein air pour la santé humaine (Frumkin, Bratman & Breslow, 2017). À partir de ces constats, un enfant en bonne santé serait aussi un enfant qui apprend mieux.

Une proposition de loi, visant à reconnaître l’éducation au dehors et en contact avec la nature et à réaffirmer la place de la transition écologique à l’école, a été adoptée en commission début février 2025. Les parlementaires à l’origine de cette proposition espèrent son inscription à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale.

Envie de participer à un atelier ? Plus d’infos à contact@bvbr.org

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