Faire terre (avec) la rumeur – Newsletter du 07-10-2022

Le mois d’octobre est là, et l’automne s’invite en terre romantique qui a repris ces dernières semaines un peu de couleur avec la pluie.

L’atmosphère générale est très ambivalente, la vie continue son cours, avec son rythme frénétiqueet pourtant on sent poindre au fond une certaine inquiétude à l’approche de l’hiver, alimentée par un contexte anxiogène.

A BVBR en tout cas, à défaut d’être optimiste, on sent qu’on n’est pas seul et que l’on peut compter sur la bienveillance élargie de tous les membres adhérents, actifs, partenaires qui nous accompagnent depuis le début. Les dynamiques collectives semblent être un remède à l’anxiété ambiante et ça tombe bien: c’est pour ça que BVBR s’est créé.

Aussi pour éviter que nos « rues râlent » sous le poids des fausses rumeurs, et qu’elles continuent à refléter l’atmosphère de solidarité, de partage et de transparence qui nous caractérisent,  autant faire taire celles qui nous concernent.

La dernière date de ce WE et concerne le marché ambulant qui arrêterait et qui serait en dépôt de bilan. Ce n’est heureusement pas le cas, même si honnêtement, le contexte reste toujours fragile et que la balle reste encore et toujours dans le camp des « consommateurs » qui ont toutes les cartes en main pour entretenir vivace une production alimentaire locale apte à faire face à leur besoin en s’exonérant le plus possible des soubresauts géopolitiques qui impactent les prix. A notre connaissance, pour l’instant, très  peu, voire pas de produits sur notre marché ambulant ont augmenté: fromages, légumes, viandes, boissons, infusions, miels, desserts, plats toujours à des prix très abordables.

Une autre rumeur entendue colporte le fait que nous serions riches à BVBR. Outre le fait qu’en tant qu’association, cela n’est pas possible, cela serait  contraire à notre philosophie et la dynamique citoyenne qui l’accompagne. Il est en revanche exact que nous sommes accompagnés financièrement par l’Etat et par la région Bretagne, suite à des appels à projet auxquels nous avons répondu, pour expérimenter différentes actions dans le champ de l’économie sociale et solidaire sur des durées comprises entre 24 et 36 mois. Les financements obtenus se répartissent sur 2 à 3 ans et permettent notamment de garantir une relative stabilité des emplois salariés au service de nos dynamiques citoyennes.

Toujours dans le registre des rumeurs, certains producteurs qui ne sont pas sur le marché ambulant nous boudent au prétexte qu’ils ont entendu que nous prenions trop cher pour eux: 25% de marge !

Si cette commission est la fourchette basse de ce qui se pratique en général ailleurs, notre association n’est pas du tout dans cette fourchette de commission. Nos commissions vont de 9 à 15% et varient en fonction de la manière dont nous récupérons les commandes auprès des producteurs (soit ils nous livrent eux mêmes, soit on fait des stocks en dépôt vente, soit nous nous mobilisons chaque vendredi pour aller les chercher nous mêmes). Rappelons à ce titre que la philosophie de BVBR dans ces actions autour de l’alimentation est de rendre accessible à prix raisonnable l’alimentation locale et de qualité au plus grand nombre et que notre seule préoccupation dans ce « circuit vertueux » est de pouvoir continuer à promouvoir cela et donc à le financer.

Pour en finir avec les rumeurs, en voici deux qui se contredisent l’une et l’autre: pour l’une, BVBR ne serait qu’une association « à la botte » de la communauté de commune et financée par elle et pour l’autre BVBR entretiendrait des relations conflictuelles avec la Communauté de Communes.

Aucune de ces rumeurs n’est vraie. La dynamique qui nous anime est intégralement d’initiative citoyenne sans aucune intervention de la collectivité sur sa genèse et son développement et nous entretenons avec la Communauté de Communes des relations tout a fait normales entre des acteurs « concernés » dès lors que les actions développées impliquent de solliciter les compétences propres à la collectivité ou à solliciter leur service.

 

A ce jour, BVBR a été soutenue financièrement par la Communauté de Communes seulement à son démarrage en 2020: à hauteur de 2 500€ dans le cadre du labo citoyen ( suite à un appel à projet), et 2500 € de soutien au démarrage et au soutien économique d’une filière par le service économique  de la collectivité.

 

Voilà,  nous espérons avoir fait un petit tour des rumeurs… si il y en a d’autres, elles ne sont pas encore parvenues à nos oreilles.

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