Gazette de BVBR n° 24 – Octobre 2026

Samedi 26 septembre, aux Serres, à Québriac, nous avons tenu notre assemblée générale pour parler de 2025. Oui, de 2025. Nous avons quelques mois de retard, un peu comme ces tomates qu’on ramasse encore vertes en octobre, qu’on laisse mûrir sur le rebord de la fenêtre et qui finissent toujours par rougir. Et voilà en guise d’édito du mois le rapport moral de notre association.

En mars 2020, pendant le confinement, quelques habitants ouvraient un groupe Facebook pour s’entraider ; en août naissait l’association, puis le marché ambulant : quarante producteurs, onze communes livrées chaque semaine, cinq cents foyers qui ont commandé au moins une fois, des caisses, des glacières, des tournées sous la pluie, des bénévoles qui chargeaient le camion avant d’aller au boulot. Nous l’avons arrêté en septembre 2025, le cœur un peu serré. Ce qui est important, c’est de garder intacte notre capacité à nous mobiliser pour, à nouveau, jouer un rôle citoyen si nécessaire : dans la souveraineté alimentaire, le lien social, les mobilités, l’entraide.

Le climat se dérègle. Les inondations de l’hiver, puis la sécheresse, la crise de l’eau, la canicule de cet été, les carburants, les pénuries alimentaires qui pointent. Ça craque un peu partout. Alors dans ce contexte, à l’échelle de notre territoire, BVBR, les Serres et tout ce que cette dynamique citoyenne rend possible, c’est un peu une petite lumière qui brille et qu’il faut préserver. S’organiser ici sur l’eau, sur la nourriture, sur le lien, c’est gagner en autonomie et en robustesse, quoi qu’il arrive, et surtout rester disponible pour les solidarités à venir.

Nos actions restent modestes. Nous avons bien plus de sympathisants que d’acteurs. Près de 14 000 membres sur le groupe d’entraide Facebook, plus de 600 lecteurs de cette gazette, une cinquantaine de bénévoles aux Serres, une petite vingtaine de jardipotes, une vingtaine de mains au maraîchage avec Marilou. Cela n’a l’air de rien, mais même discrète, cela constitue quand même une petite foule.

Une nouvelle ère s’ouvre, celle du partage des lieux avec d’autres acteurs : maraîchage certes, mais aussi jardin partagé, une masseuse, un producteur de spiruline… De grands travaux, l’aide pour une cuisine qui va permettre d’ouvrir le lieu à des prestations autour de la transformation culinaire, des projets aussi pour devenir des citoyens entrepreneurs et tenter de pérenniser l’assise sur laquelle cette dynamique repose : louer notre guinguette à des structures du territoire, ouvrir au printemps prochain un espace restauration ponctuel, développer une centrale d’achat citoyenne pour s’adapter (citernes d’eau de pluie, toiles de rétention de chaleur). Nous n’aurions jamais imaginé devenir des entrepreneurs citoyens, mais le contexte nous y pousse, alors pourquoi pas ? Si cela peut profiter au plus grand nombre.

Pour autant, la dynamique est fragile, car le nerf de la guerre reste le financement des projets. Il faut dire que la charge pèse. En avril, à l’assemblée de la coopérative, Soazic soulignait qu’il n’était pas si facile de trouver sa place quand on arrive comme bénévole dans un truc qui paraît déjà grand ; Sarah, à un autre moment, rappelait la nécessité d’avoir quelqu’un pour nous coordonner. Serait-il possible que notre force (une poignée de personnes qui portent, bricolent, comptent, arrosent, écrivent et rangent la buvette à minuit) agisse aussi comme un carcan qui nous donne l’apparence d’un colosse tout en conservant la fragilité de nos pieds d’argile ? Il nous faut d’autres bras, d’autres têtes, d’autres jambes, même quelques heures par mois, par an.

Restons attentifs à tout ce qu’il est possible de faire ensemble, et qui est plus dur tout seul dans son coin.

Les tomates vertes finissent toujours par rougir.

Corto Fajal,
Président de BVBR

Le CA de BVBR se renouvelle

Samedi 26 septembre, lors de notre Assemblée générale, quatre nouvelles personnes ont rejoint l’aventure BVBR !

Bienvenue à Véronique Leblond, Aurore Pitot, Hélène Dromel et Marjorie Simottel, qui intègrent le Conseil d’administration aux côtés de Sève Laurent, Corto Fajal, Sylvie Jourdan et Virginie Lescop.

Un immense merci également aux membres sortants, Laure Goude‑Venien, Romain Vieille, Karine Delabroise, Léonie Catherine, Lucas Perez et Jacques Borde, pour leur temps, leur énergie et leur engagement, parfois sur plusieurs années. Grâce à eux, l’asso a pu avancer, se structurer et porter de beaux projets.

Mais au fait, à quoi sert le CA ? À piloter la stratégie, assurer le bon fonctionnement de l’asso, prendre les décisions clés, soutenir l’équipe au quotidien et garantir que BVBR reste fidèle à ses valeurs, à ses statuts et à ses engagements. Bref, c’est le moteur qui fait avancer la machine.

Envie de voir comment ça fonctionne en vrai ? Vous êtes les bienvenu·e·s !

Un petit mail à contact@bvbr.org et on vous ouvre les portes.

La Grande Traversée de Bretagne Romantique : cap vers de nouvelles perspectives

La GTBR, c’est 349 km de randonnées dont à peine 10% de goudron, une trentaine de communes traversées, quasiment 200 participants depuis le début de l’aventure, la découverte de toute la richesse de notre patrimoine naturel, d’une faune et d’une flore diversifiées mais aussi du patrimoine culturel de notre région.

En savoir GTBR : la boucle est bouclée ! – Les Serres

Le repérage des sentiers de la Grande Traversée Romantique s’est achevé au printemps 2026. Une nouvelle étape commence : imaginer l’avenir du projet et ouvrir de nouvelles perspectives. Merci de prendre quelques minutes pour répondre au questionnaire ci-dessous. Vos retours nous aideront à mieux vous connaître et à construire des propositions qui correspondent réellement à vos envies.

https://framaforms.org/la-grande-traversee-de-bretagne-romantique-1790843217

Ateliers biodiversité : à la découverte de la nature vivante !

Petits et grands, venez redécouvrir le vivant : du bocage aux pollinisateurs, nous vous invitons à l’observation pure.

Un temps pour apprendre, s’émerveiller et trouver notre juste place au cœur de la nature. Ces ateliers s’adressent aux enfants de 8 à 15 ans, accompagnés d’un adulte ou aux adultes seul.e.s. Les séances se déroulent aux Serres de Québriac, notre tiers-lieu situé en pleine nature, avec 1,7 hectare de prairie naturelle et de haies bocagères et ses forêts alentours: un véritable terrain de jeux pour observer la faune et la flore !

N’hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus contact@bvbr.org

Une praticienne en massages bien-être ouvre son cabinet au Tiers-Lieu Les Serres

Le 21 septembre, Violaine Delort, praticienne en massages bien-être, a ouvert son cabinet au Tiers-lieu de Québriac. Nubé bien-être, précédemment installé à Romillé, s’installe aux Serres pour profiter de la dynamique du lieu dont Violaine partage complètement les valeurs.

Découvrir son portrait Une praticienne en massages bien-être ouvre son cabinet au Tiers-Lieu Les Serres – Les Serres

Mercredi 21 octobre : Atelier “Ca pousse Marguerite” avec Emilie, création d’une guirlande de fleurs séchées. Et retrouvez le portrait d’Emilie sur le site BVBR.

Mercredi 28 octobre : Papote & popote animé par Sylvie pour partager des recettes d’hiver autour d’un moment convivial.

Samedi 31 octobre : Chantier collectif mise en hivernage de 9h30 à 12h30

Mercredi 4 novembre : Maraîchage participatif et solidaire avec Marilou. De 10h à 12h, suivi d’un repas partagé.

La culture ce n’est pas seulement ce truc rébarbatif avec des livres pleins de mots ou des mecs à lunettes qui parlent savant.

La culture est partout dans votre vie : quand vous allumez la radio ou la télé, quand vous ouvrez un journal, quand vous regardez les affiches dans la rue, et la musique qu’on entend partout, jusque dans les rayons du Super U !
Et l’art, c’est de la culture ? Les ateliers créatifs du mercredi aux Serres ?
Prendre des bouts de tout dans le jardin et en faire des œuvres qui réjouissent les yeux et le cœur ? Absolument !
Alors qu’est-ce qu’on cultive avec tout ça ? Le cerveau certes, mais pas que. La satisfaction d’avoir créé quelque chose à partir de rien ; un poème, une chanson, un coloriage, une couronne de feuilles, un parterre de fleurs… c’est un plaisir irremplaçable, comme celui qui nous réjouit lorsque l’on a rendu un service ou simplement dit merci.

De notre côté, nous allons continuer à tresser ces brins de culture chaque mercredi, et à chaque guinguette. Venez apporter le vôtre ! Plus il y a de brins, plus le fil est solide.

Top